Portefeuilles Perso
Allocation ETF équilibrée : le principe 60/40 et options
Pour un profil modéré, privilégier un mix actions/obligations 60/40 ou un ETF tout-en-un; choix selon horizon, tolérance au risque et préférence pour simplicité
Aurélie Lefèvre
Aurélie couvre les sujets liés à l'analyse financière et aux tendances d'investissement. Elle s'assure de l'exactitude des informations…
7 min de lecture
Pour un investisseur au profil modéré, la réponse simple tient en une phrase : une allocation ETF dite « équilibrée » repose classiquement sur un mix actions/obligations (référence 60/40) ou sur un ETF d’allocation tout‑en‑un, le choix dépend de l’horizon, de la tolérance au risque et de la préférence pour la simplicité ou le contrôle.
Introduction : pourquoi poser la question d’une allocation ETF « équilibrée »

Un portefeuille dit « équilibré » vise à réduire la volatilité tout en offrant une exposition aux actions pour la croissance. La référence historique est le mix 60 % actions / 40 % obligations, qui sert de point de comparaison pour de nombreux modèles et recommandations. Cette base est citée explicitement dans des guides et analyses récentes, qui restent la référence pour définir ce qu’on entend par « équilibré ».
Ce texte informe et compare des options disponibles via des ETF. Il ne remplace pas un conseil personnalisé et ne propose pas de recommandations chiffrées propres à une situation individuelle. Information générale, ne remplace pas un conseil personnalisé.
En une phrase : la réponse synthétique
Privilégier soit une paire d’ETF (un ETF actions mondial + un ETF obligations) pour garder le contrôle et rééquilibrer, soit un ETF d’allocation « tout‑en‑un » pour la simplicité ; compléter ou adapter en ajoutant des actifs décorrélés si l’on souhaite dépasser les limites du 60/40.
Cette synthèse renvoie aux sections suivantes pour les variantes selon horizon et tolérance, ainsi que pour les critères pratiques de choix d’ETF et de suivi.
Contexte et limites du modèle classique (60/40)
Le 60/40 est une référence historique. Sa logique tient à la combinaison d’actions (croissance) et d’obligations (stabilité et revenus) pour lisser les cycles de marché. Plusieurs sources rappellent ce statut de référence et l’emploient comme point de départ pour profils modérés.
Depuis les années récentes, des analyses ont documenté des limites du 60/40 : quand actions et obligations chutent simultanément, la diversification attendue peut échouer. Des publications récentes (analyses 2022–2026) ont remis en question la robustesse du modèle et proposé des alternatives, notamment des approches plus larges dites « total portfolio » ou des allocations par facteurs.
Ces discussions prennent en compte le contexte de taux d’intérêt : selon l’évolution des taux et des rendements obligataires, l’intérêt relatif d’une part obligataire varie. Les avis divergent selon l’horizon d’investissement et la tolérance au risque.
Option simple : deux ETF (actions globales + obligations globales)
Principe : choisir un ETF offrant une exposition actions mondiale et un ETF obligataire global. Avantage : transparence, contrôle des pondérations et des frais, possibilité de rééquilibrer manuellement.
Critères de sélection : méthode de réplication, TER, encours et liquidité de l’ETF, fiscalité liée à l’enveloppe (PEA/CTO/assurance‑vie). Des articles récents évoquent précisément la paire de deux ETF comme solution simple à faible coût.
Option « tout‑en‑un » : ETF d’allocation cible / multi‑actifs
Principe : acquérir un seul ETF qui répartit automatiquement entre actions et obligations selon une allocation cible. Avantage : simplicité opérationnelle, gestion automatique de la pondération.
Des fournisseurs proposent des ETF d’allocation cible (exemples cités par la presse : iShares Core Growth Allocation ETF, produits Vanguard/BlackRock). Ces produits conviennent à qui privilégie la facilité au coût du contrôle direct.
Option « total portfolio » / diversification améliorée
Principe : élargir l’univers au‑delà des seules actions et obligations. On peut inclure des matières premières, des actifs immobiliers cotés (REITs), ou des stratégies alternatives (managed futures, risk parity) pour réduire la sensibilité conjointe actions/obligations.
Des analyses récentes présentent cette approche comme une alternative au 60/40 classique, en insistant sur la compréhension des corrélations et des coûts additionnels liés à ces véhicules.
Variantes selon horizon, âge et tolérance au risque
Horizon long (phase d’accumulation) : les modèles orientés « growth » privilégient une part plus élevée en actions pour capter la croissance sur longue période. Les sources du secteur évoquent cette logique pour les horizons lointains.
Horizon moyen ou besoin de revenus : on tend vers une part obligataire plus importante ou des actifs moins volatils, avec attention portée à la duration des obligations pour limiter la sensibilité aux taux.
Tolérance faible au risque : opter pour des ETF conservateurs ou pour des fonds multi‑actifs prudents. Les choix doivent être faits en lien avec l’objectif financier et la capacité à supporter des baisses temporaires.
Choix pratiques pour ETF — enveloppes et critères
Enveloppes : PEA, CTO, assurance‑vie ont des implications fiscales différentes. La fiscalité dépend du cas personnel ; il faut consulter une page fiscale dédiée ou un conseiller pour des cas concrets.
Risque de change : choisir entre ETF couvert en devise (hedged) ou non couvert selon l’exposition souhaitée et l’aversion au risque de change. Des analyses pédagogiques expliquent quand préférer la couverture.
Frais et liquidité : prioriser ETF avec TER compétitif, encours suffisant et bonne liquidité pour limiter le coût réel d’exécution. La réplication (physique ou synthétique) et la transparence de la documentation sont des éléments clés.
Rééquilibrage et suivi
Stratégies courantes : rééquilibrage périodique (par exemple trimestriel ou annuel) ou rééquilibrage par seuils de tolérance. Le principe est de ramener la pondération initiale après dérive de marché pour conserver le profil de risque choisi.
Le choix entre rééquilibrage automatique et manuel dépend des outils disponibles et des frais de transaction. Des modèles publiés montrent que des rééquilibrages disciplinés aident à maintenir l’exposition souhaitée sans nécessité de prédire les marchés.
Exemples de portefeuilles modèles (avec sources)
Des portefeuilles modèles publiés par des plateformes françaises et internationales proposent des allégements adaptés au profil « équilibré ». Par exemple, des acteurs listés dans la littérature francophone présentent des modèles avec une part actions fréquemment autour de 50–60 % pour un profil équilibré.
Il est important d’utiliser uniquement des modèles publiés par des sources externes et cités : cet espace reprend des exemples tels qu’ils sont présentés par ces sources, sans inventer de proportions nouvelles.
Avantages, inconvénients et risques
- Avantages : diversification, simplicité possible via ETF, faibles frais pour certains produits.
- Inconvénients : risque que la diversification ne protège pas contre des chocs où actions et obligations baissent ensemble ; coûts et complexité si l’on ajoute des classes d’actifs spécialisées.
- Risques : risque de change, risque crédit/liquidité pour certaines obligations, coûts cachés liés à la réplication ou aux transactions fréquentes.
Ce qui change aujourd’hui — tendances 2024–2026
Le débat récent porte sur le retour des taux et sur l’apparition d’ETF d’allocation et de solutions à coût très bas. Certaines analyses publiées en 2026 réévaluent la pertinence du 60/40 et promeuvent soit des paires d’ETF à très faible coût, soit des approches « total portfolio ». Les opinions varient selon le contexte des marchés et l’horizon des investisseurs.
Ces évolutions modifient les options disponibles mais n’imposent pas une solution unique : elles élargissent les choix en matière d’ETF et d’architecture de portefeuille.
Que faire ensuite ?
- Vérifier votre horizon et votre tolérance au risque.
- Choisir l’enveloppe fiscale la plus adaptée à votre situation (PEA/CTO/assurance‑vie) et consulter une ressource fiscale dédiée.
- Sélectionner des ETF selon réplication, TER, encours et liquidité.
- Définir une règle de rééquilibrage (périodique ou par seuil) et s’y tenir.
- Lire la documentation des ETF choisis avant d’investir.
Sources et lectures complémentaires
- KraneShares — The Total Portfolio Approach in 2026: Construction, Risk, and the Role of KMLM. Consulté le 04/09/2026
- 24/7 Wall St. — The 60/40 Portfolio Was Declared Dead. American Balanced Fund, ABALX, Never Got the Memo. Publié 13/08/2026. Consulté le 04/09/2026
- 24/7 Wall St. — A 60/40 Portfolio with 0% Fees? It’s Possible Thanks to these Two ETFs. Publié 28/07/2026. Consulté le 04/09/2026
- Fidelity (fonds / référence risk parity). Consulté le 04/09/2026
- ETFReporting — Portefeuilles modèles. Consulté le 04/09/2026
- Goodvest — Performances / exemple d’allocation équilibrée. Consulté le 04/09/2026
- Boursinet — ETF en bourse : top World, S&P 500, Emerging Markets (comparatif). Consulté le 04/09/2026
- Avenue des investisseurs — ETF hedged et risque de change. Consulté le 04/09/2026

Rédactrice · analyse financière, tendances d'investissement
Aurélie couvre les sujets liés à l'analyse financière et aux tendances d'investissement. Elle s'assure de l'exactitude des informations en s'appuyant sur des sources fiables et des études récentes.
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